23 mars 2011
A travers le miroir, Alice
A travers le miroir, Alice - Lewis Carroll & Lostfish
Editions Soleil, Collection Métamorphose
2011, 201 pages
29,50 €
Il fallait absolument que je vous parle de ce livre, lu et chroniqué il y a quelques semaines déjà pour les Chroniques de l'Imaginaire.
Résumé
Alice est revenue du Pays des Merveilles, mais avec elle, le rêve n'est jamais loin. Au cours d'un après-midi oisif où elle s'amuse à converser avec les chatons de Dinah, elle se demande soudain ce qui se passe exactement dans la pièce de l'autre côté du miroir - cette pièce où tout est exactement comme dans la vôtre, mais en inversé... Aussitôt dit, aussitôt fait, Alice grimpe sur la cheminée et passe à travers le miroir.
Mon avis
J'avais lu cette suite d'Alice au Pays des Merveilles il y a plusieurs années, sans rien en retenir ou en penser de particulier. Je n'étais donc pas franchement emballée en commençant cette lecture : si découvrir le travail de Lostfish sur cette histoire m'enthousiasmait, je n'avais pas franchement envie de relire le texte.
Et pourtant... Dès le premier chapitre, la suite des aventures d'Alice m'a aspirée et retenue dans ses filets. C'est bien simple, j'ai savouré ce livre du début à la fin. Cette histoire qui m'avait laissée indifférente lors de ma première lecture m'a passionnée ! Peut-être me fallait-il grandir un peu avant d'apprécier l'humour particulier de Carroll, son amour du non-sens ? Je ne saurais vous décrire exactement ce qui m'a charmée dans cette histoire. Mais le fait de vivre du début à la fin un rêve éveillé - qui peut à tout moment virer au cauchemar - aux côtés d'une Alice à la fois charmante et agaçante y est pour beaucoup.
Je pense également que l'ambiance très particulière qui se dégage des illustrations de Lostfish n'est pas étrangère à mon coup de cœur. C'est la première fois que je lis un livre sur l'univers d'Alice au Pays des Merveilles sans que mon cerveau soit parasité par les images de l'adaptation signée Disney. C'est, à ce jour, le travail que je connais qui me semble le mieux coller à l'univers de Carroll - celui d'Arthur Rackham mis à part, mais on ne peut pas vraiment comparer ces deux artistes. Ici, l'atmosphère est très étrange, presque malsaine parfois. Je pense notamment aux expressions d'Alice : elle semble à la fois boudeuse, fiévreuse, malheureuse, aguicheuse... Ses joues sont roses, ses yeux marqués, ses lèvres humides, elle a à la fois la candeur d'une enfant et les poses d'une courtisane. C'est troublant, subversif, et ça colle parfaitement à l'ambivalence du texte. On n'a même plus le sentiment que le texte a été écrit indépendamment de ces illustrations. C'est comme si Carroll lui-même en était l'auteur ! Incroyable non ?
Pour ne rien gâcher, le livre est enrichi de notes sur la traduction qui permettent de prendre conscience du travail considérable qu'il a fallu à Jacques Papy pour rendre en français toutes les subtilités et les bizarreries qui font le charme du texte original.
Vous l'aurez compris, A travers le miroir est un véritable sans faute, et une merveilleuse occasion de découvrir ou de redécouvrir la suite d'Alice au Pays des Merveilles.
31 janvier 2011
Bit-Lit !
Bit-Lit ! L'amour des vampires - Sophie Dabat
Les Moutons Electriques
2010, 354 pages
25 €
Lu et chroniqué pour les Chroniques de l'Imaginaire (mais avant tout, pour le plaisir !!).
Résumé
Suite au succès de Twilight - la saga de Stephenie Meyer - et des films qui en sont tirés, on a vu fleurir (pour ne pas dire déferler) sur les tables des librairies françaises des romans ayant pour personnages principaux femmes ou jeunes filles aux prises avec des créatures surnaturelles, avec lesquelles elles entretiennent des rapports amour-haine dont les lecteurs semblent n'être pas prêts de se lasser.
Sophie Dabat (auteur de Changelins, sorti récemment aux éditions Black Book) s'est penchée sur ce phénomène récent en France et plus ancien dans les pays anglo-saxons. Dans Bit-Lit !, elle brosse un portrait très complet de cette littérature, passant en revue les origines du genre, les différents univers qui y sont développés, les personnages humains et surnaturels qui y évoluent, le tout entrecoupé d'extraits d'oeuvres phares de ce courant et d'interviews de Charlaine Harris (La communauté du Sud) et Kelley Armstrong (Femmes de l'Autremonde). De Buffy à Anita Blake, en passant par Bella Swan et Sookie Stackhouse, préparez-vous à cheminer au côté de ces belles héroïnes pendant 354 pages !
Mon avis
Tout d'abord, comment ne pas saluer le travail de recherche et de réflexion sur ce genre somme toute assez récent en France, et sur lequel il est donc difficile d'avoir un peu de recul ? On pouvait imaginer que cet ouvrage se bornerait à dresser un catalogue amélioré des séries qui cartonnent... mais on est bien au-dessus de ça. Si Bit-Lit ! regorge effectivement de titres et d'extraits d'ouvrages et fait un panorama assez large des parutions de bit-lit adultes et jeunesses (je vous conseille d'ailleurs de le lire crayon en main pour noter tout ce que vous aurez fatalement envie de lire une fois cette lecture achevée), Sophie Dabat et ses collaboratrices y proposent aussi et surtout des réflexions très pertinentes, éclairantes - voire étonnantes ! - sur un certain nombre de points : les liens entre la bit-lit, la chick-lit, mais aussi le roman sentimental, le roman gothique, le roman policier et... Jane Austen, par exemple. On aura aussi l'occasion de les voir analyser le comportement des héroïnes, leurs rapports avec leur féminité, leur violence, leur sexualité, leur envie - ou dégout - à l'idée d'enfanter... Finalement, ce genre qui semble plutôt léger (et qui l'est, sous bien des aspects), est bien plus profond qu'il n'en a l'air, et c'est un des mérites de cet ouvrage que de mettre le doigt sur ce point.
Une autre qualité de cet essai, c'est qu'il colle vraiment bien au genre dont il parle : si vous aimez lire de la bit-lit, vous prendrez plaisir à lire Bit-lit ! Dit comme ça, ça parait évident, mais qui n'a pas fait l'expérience de s'ennuyer profondément en lisant un essai sur un sujet qui pourtant le passionne ? Eh bien, pas de ça ici ! Bit-Lit !, tout comme la bit-lit, ça déménage ! Le découpage est dynamique, les titres de parties pleins de second degré, le style imagé... Tout ça est entrecoupé d'extraits, de couvertures de livres, et surtout de photos mettant en scène, entre autres modèles, l'auteur elle-même. Ces photos ajoutent à l'ouvrage les touches d'humour, de glamour et de second degré si chères au genre littéraire dont il discourt. Voilà qui contribue agréablement à la cohérence de Bit-Lit !, et c'est un vrai plaisir pour les yeux !
Un livre passionnant donc - je dirais même fascinant, si j'osais le jeu de mot pourri -, à la fois drôle, intelligent, bien écrit, et créateur d'envie. Un indispensable à découvrir !
07 décembre 2010
Beautiful nightmares
Beautiful nightmares - Nicoletta Ceccoli
Editions Soleil, Collection Venusdea
2010, 135 pages
34,90 €
Lu et chroniqué pour les Chroniques de l'Imaginaire (merci à elles et aux éditions Soleil pour ce magnifique cadeau de Noël avant l'heure).
Présentation
Nicoletta Ceccoli est une artiste mondialement connue. Elle est l'illustratrice de nombreux contes et albums à l'étranger, où elle expose et a obtenu de prestigieux prix. Son travail remarquable passe plus inaperçu en France. Pourtant, si vous êtes amateur de polars nordiques, la mélancolie et la douceur apparente de ses compositions vous disent peut-être quelque chose : on lui doit la couverture du Prédicateur, célèbre roman de Camilla Läckberg sorti aux éditions Actes Sud (Actes Noirs). Depuis quelques années, son travail est également décliné en France en carte postale, carte de voeux et petits carnets de notes. Mais Beautiful nightmares est le premier artbook a lui être consacré dans notre langue.
Mon avis
Je ne sais pas par où commencer pour vous décrire ce livre, tant il foisonne de merveilles. Mais attention, il ne s'agit pas ici de merveilles enfantines. Les songes de Nicoletta Ceccoli ne sont pas à placer entre toutes les mains. Le moins que l'on puisse dire, c'est que son travail interpelle. Le titre - Beautiful nightmares donc - a beau annoncer la couleur, ce qui frappe en premier dans le travail de l'artiste, c'est une impression de poésie et de douceur. Les couleurs pastels, les visages ronds, les jolis robes, la blondeur presque systématique des personnages, les ambiances d'apparence enfantine, l'atmosphère un peu floue, estompée... On croit nager dans du coton, jusqu'à ce que l'on s'attache aux détails : là, on note les visages fermés, les sourires absents, les yeux tristes, clos ou vides, la présence d'insectes plus ou moins menaçants, les postures tantôt dominatrices, tantôt abandonnées, les allusions sexuelles, la taille disproportionnée des visages, des membres, des yeux... Une fois arrivé là dans la contemplation, on comprend sans difficulté la présence du mot "cauchemar" dans le titre : l'artiste a un véritable talent pour peindre ce moment précis où un rêve confortable et réconfortant vire peu à peu pour devenir menaçant, puis dangereux. C'est précisément ainsi que j'ai ressenti ses peintures : la beauté, la douceur, sur lesquelles plânent les ombres menaçantes de la peur, de l'angoisse, de l'obsession, de la mélancolie...
Mais ce n'est qu'une interprétation personnelle, et c'est sûrement ici que réside toute la force du travail de Nicoletta Ceccoli : chacun peut y trouver son propre reflet. Le merveilleux de cette artiste est un merveilleux ambigü, dont la beauté et la dangerosité parlent aux tripes autant qu'aux yeux. On pense à Dali et à ses peintures surréalistes. On pense aussi à soi-même, à ses propres peurs, à ses propres cauchemars, magnifiés et mis en scène ici avec un rare talent.
Un livre magnifique donc, très original, qui fait rêver autant qu'il interpelle.
02 août 2010
Le grand livre des sorcières

Le grand livre des sorcières - Antonio Tello et Fernando Falcone
Editions Petit à Petit
2009, 110 pages
19,90 €
Résumé
Les éditions Petit à Petit se proposent de vous faire découvrir les treize sorcières les plus effrayantes de la littérature et du folklore mondial, de Baba-Yaga à Dame Lutin, en passant par les sorcières de Salem. Si vous aimez les contes de fées qui font frissonner de peur - ou de rire -, et les livres aux illustrations soignées, cet ouvrage est fait pour votre bibliothèque !
Mon avis
Fernando Falcone - aux pinceaux - et Antonio Tello - au stylo - ont concocté dans ce livre un tour du monde des sorcières les plus effrayantes de notre imaginaire collectif. Le sommaire en compte treize. Leur présentation est ludique et originale : à chacune des treize est consacré un portrait avec en regard une fiche d'identité exposant ses traits distinctifs (nationalité, pouvoirs, animal familier, méfaits les plus connus...). Suivent quatre ou cinq pages par sorcière où Antonio Tello réécrit, très simplement et avec beaucoup d'humour, la trame du conte dont la sorcière est issue.
Le livre est divisé en deux parties. La première présente des sorcières dont la réputation n'est plus à faire : la terrible ogresse d'Hansel et Gretel, la sorcière des mers de La petite sirène, celle de Raiponce... La seconde partie est consacrée à des ensorcelleuses issues des mythes et du folklore mondial : de la Russie (Baba-Yaga) à la Chine (La sorcière Peau-Peinte) en passant par la Roumanie (Cloantsa), vous n'ignorerez plus rien des sorcières qui hantent les pays du monde !
Le texte est très agréable à lire : les contes, extrêmement simplifiés (sans pour autant être dénaturés), se mettent à la portée des enfants à partir de huit ans. Ils feront aussi souvent sourire les adultes, car sous la plume de l'auteur, les jeux de mots et les phrases à double sens fleurissent ! La traduction les rend avec beaucoup de naturel ; il est juste dommage d'avoir laissé passer une énorme faute d'orthographe à la relecture...
Les illustrations ne sont pas en reste ; on peut même dire qu'elles constituent l'attrait majeur, au premier coup d'oeil tout du moins, de ce Grand livre des sorcières ! La couverture est somptueuse : un médaillon découpé laisse apparaître la quatorzième sorcière du livre, celle qui prend la parole pour présenter ses consoeurs. Tour à tour sublimes ou effrayantes, ces treize sorcières ne laisseront indifférents ni enfants, ni adultes, et on ne se lasse pas de les contempler.
Amusant, effrayant, et surtout magnifique... Voilà un beau-livre à offrir et à s'offrir à tout âge !
28 juin 2010
Sous le signe des fées
Sous le signe des fées ou Les clefs du zodiaque - Sandrine Gestin
Au Bord des Continents...
2010, 96 pages
29,50 €
Lu et chroniqué pour les Chroniques de l'Imaginaire.
Résumé
Sandrine Gestin est bénie des fées... Les belles dames lui murmurent à l'oreille, lui racontent leurs secrets, et font de chacune de ses oeuvres des fenêtres ouvertes vers le monde de Faerie, pour tous ceux qui ont le bonheur de les contempler. Ce nouvel ouvrage est consacré aux signes du Zodiaque et aux fées qui leur correspondent. Comme le dit si bien l'auteur dans la préface : "Douze signes, douze fées... Douze voyages vers nous-mêmes... sous le signe des fées."
Le livres est donc divisé en douze chapitres. Chaque fée prend la parole, à la première personne, pour se raconter, parler des aspirations et des caractéristiques de son signe. Sandrine Gestin consacre quatre doubles-pages à chaque signe, dont une est entièrement dédiée à une représentation de la fée en couleurs.
Mon avis
Comme d'habitude, les illustrations de Sandrine Gestin, qu'elles soient crayonnées ou peintes, sont une merveille à contempler. Il s'en dégage une lumière, une magie, une émotion inimitables. Chaque détail est soigné : les vêtements, les bijoux, les coiffures... Cette complexité des ornements vient mettre en valeur des visages lisses à la beauté intemporelle.
Mais ce qui m'a réellement frappée, plus encore que l'esthétisme irréprochable de l'ouvrage, c'est la qualité de l'écriture. Je n'insinue pas que les premiers essais de Sandrine Gestin à la plume étaient médiocres, loin de là. Mais ils étaient sans commune mesure avec ce que l'auteur nous présente ici : son écriture a incontestablement muri. Grave, pleine d'émotions, elle fait partager au lecteur les secrets des fées, et se situe au même point de perfection que les illustrations.
En somme, c'est un nouvel ouvrage magnifique que nous propose Sandrine Gestin : une fascinante et poétique initiation à l'astrologie qu'on ne se lasse pas de contempler.
Un autre avis : Laure en parle ici.
12 mai 2010
Favole : larmes de pierre
Favole, tome 1 : larmes de pierre - Victoria Francès
Edition Norma
2007 (3ème édition), 48 pages
15 €
Résumé
Ezequiel ne vit que pour l'amour charnel et le sang, comme tous ceux de sa race. Car Ezequiel est vampire... Errant sous la lune, le prince de la nuit revit en souvenirs les rencontres et les étreintes qui ont marqué au fer rouge son immortelle existence. Des femmes à la beauté inégalables qu'il a aimées, vidées de leur sang et tranformées, une a gravé son esprit plus profondément que les autres. Elle s'appelle Favole...
Mon avis
Premier tome de la trilogie éponyme, Favole : larmes de pierre conte les amours torturées d'Ezequiel dans des décors d'une beauté à couper le souffle. Tous les éléments du romantisme gothique sont réunis sous les pinceaux de Victoria Francès : châteaux délabrés, pleine lune, loups, violons, vampires, bois dépouillés, atmosphère brumeuse, et bien sûr, solitude et nostalgie, érotisme et soif de sang, amour et mort.
On ne se lasse pas d'admirer ces illustrations. Les portraits de femmes sont particulièrement réussis. Il se dégage des expressions de leurs visages une tristesse qui serre la gorge. Les vêtements sont magnifiques, chaque détail est soigné et rend une impression générale de perfection. J'ai rarement passé autant de temps à admirer un ouvrage !
Malheureusement, le texte est bien loin d'égaler la qualité de l'image. Au contraire, il la desservirait presque. Ca commençait plutôt bien : des citations de grands auteurs émaillent l'introduction, et on s'attend à une histoire à la hauteur des images... Mais le style, pour le moins embrouillé et obscur, vient gâcher cette attente. Les phrases sont trop longues, elles croulent sous les adjectifs et multiplient les clichés. J'ai parfois même eu du mal à comprendre de qui l'auteur était en train de parler. Peut-être suis-je mal réveillée, mais certains passages m'ont semblé n'avoir aucun sens : "La déité albinos interroge les grenouilles aux regards absents sur le nom de leur amante inanimée, ce prince impie qui déploya ses robes sur les eaux cristallines et embrassa son cou gelé. Cependant les amphibies fantasmagoriques s'humidifient face à leurs prières et protègent ainsi le frisson d'un secret." :§ Nhiein ?! Soit je suis complètement bouchée, soit Favole souffre de gros problèmes de traduction, soit l'auteur écrit sous l'influence de substances qui me sont inconnues... Toujours est-il que je n'ai franchement pas accroché au texte accompagnant ces sublimes images.
Mais qu'importe ? Je rouvrirai très souvent ce livre, et j'achèterai la suite, rien que pour le plaisir des yeux. Il me semble avoir entendu dire que Milady Graphic proposera bientôt une réédition de la trilogie. Espérons que le texte profitera d'une relecture attentive... Mais, même dans le cas contraire, je ne bouderai pas mon plaisir devant la beauté indescriptible des vampires de Victoria Francès !
18 février 2010
Elixir : en silence
Elixir, tome 1 : En silence - Mélanie Delon
Editions Milady, Collection Graphics
2009, 48 pages
15 €
Présentation éditeur
Quand l'amour devient triste
Les caresses font craquer la peau
Le soleil n'entre pas par la fenêtre
Et la tendresse devient glaciale...
Des histoires comme celles de Gloria, Lyhya, Eyllrië et Vehyn nous sont dévoilées : aussi belles qu'agitées, aussi mélancoliques qu'apaisées.
Mélanie Delon sait faire le portrait des émotions.
Mon avis
Attention, coup de coeur !
Je lorgne sur ce livre depuis sa sortie, et une petite ballade à Rennes m'a permis de le trouver d'occasion (et ainsi de faire grimper ma PAL d'un étage...). Un achat que je ne regrette pas !
Mélanie Delon est une artiste talentueuse, assez peu connue en France il me semble (pour ma part, c'est la première fois que je croise son travail). Elle a été publié je crois en Espagne avant que Milady s'intéresse à son art. Elle travaille à la tablette graphique, et le résultat est éblouissant ! Voyez plutôt :

Sublime, n'est-ce pas ? C'est une de mes images coups de coeur dans ce livre.
Ce petit artbook (48 pages seulement, vivement la suite !) regorge de bijoux comme celui-là. Mélanie Delon créé essentiellement des femmes, quelques petites filles, avec une incroyable sensibilité. Chaque personnage a son histoire : l'auteur s'en ouvre en consacrant à chacune un petit paragraphe qui achève de leur donner vie. C'est un éclairage intéressant sur les oeuvres, quoiqu'un peu perturbant parfois, parce qu'il peut être totalement différent de ce qu'on avait imaginé et ressenti. Ce n'est qu'un point de détail ; je ne me lasse pas de feuilleter cet ouvrage et j'attends le second volume avec grande impatience !

