Les lectures de Naolou

02 juin 2011

Le jeudi, c'est citation ! #20

 

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"L'idée, c'est que nous avons plusieurs destins. On pousse de plus en plus tôt les gosses à décider ce qu'ils veulent faire de leur vie, comme si tout dépendait d'une seule décision. Mais quelle que soit la direction que tu prends, il y a des avantages et des inconvénients. Tu fais face à une sucession de compromis, et non à une trajectoire parfaite à côté de laquelle tout le reste ne vaut rien. [...] Chaque avenir contradictoire a des bons et des mauvais côtés. Dans les deux versions, tout est parfait, vraiment.
Tout est parfait
."

in La double vie d'Irina de Lionel Shriver

Ces rendez-vous sont à l'initiative de Chiffonnette.

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18 mai 2011

Le caveau de famille

41EAB1SYcPL__SL200Le caveau de famille - Katarina Mazetti
Editions Gaïa
2011, 237 pages
20 €

Résumé éditeur

Après l’immense succès du Mec de la tombe d’à côté, nous sommes des centaines de milliers de lecteurs à nous demander ce qu’il advient de Désirée, la bibliothécaire, et de Benny, le paysan. Elle dévore avec autant d’ardeur les livres et les produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche… Comme le disait un critique littéraire suédois : « Le quotidien tue l’amour, la vie de famille l’enterre. » C’est gai. Bienvenue dans le caveau de famille ! Pétillant et jubilatoire.

Mon avis

J'étais tombée sous le charme du Mec de la tombe d'à côté, et je me réjouissais de savoir comment allait évoluer l'histoire d'amour entre Désirée et Benny. Je m'attendais à me réjouir et à rire à leurs côtés. Peut-être mes souvenirs me jouent-ils des tours... Le mec de la tombe d'à côté était-il aussi grinçant ? "Pétillant et jubilatoire" vante la quatrième de couverture... Pétillant oui - à supposer que l'acide pétille -, mais jubilatoire, c'est une blague ? Je ne veux pas trop en dire, mais l'évolution des relations entre Désirée et Benny m'a donné plus souvent envie de pleurer que de rire. J'étais bien contente de refermer ce livre finalement, parce que la vision du couple qu'il contient me donne envie de tout, sauf de sourire. Je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout adhéré. Je suis la première surprise...

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17 mai 2011

Rivage mortel

Rivage_mortel_largeLa forêt des damnés, tome 2 : Rivage mortel - Carrie Ryan
Editions Gallimard
2011, 522 pages
17,50 €

Lu et chroniqué pour les Chroniques de l'Imaginaire.

Résumé

Gabry vit une existence qu'on peut qualifier de paisible, bien à l'abri des grilles qui entourent son village de bord de mer. Aimée par sa mère, entourée par ses amis, la jeune fille est amoureuse de Catcher, le frère de sa meilleure amie. Un amour dont elle ignore encore s'il est payé de retour. Mais elle le saura ce soir, parce que son petit groupe d'amis a décidé de franchir la barrière. De l'autre côté de la barrière, il y a les Mudos, des zombies affamés de chair humaine... Mais Gabry n'en a cure. Ce soir, elle voit Catcher, et c'est tout ce qui importe...

La réalité va rattraper les adolescents, évidemment. Les Mudos attaquent leur groupe, et Catcher est mordu. Gabry fuit sans savoir s'il a ou non été infecté...

A la fin de La forêt des damnés, on avait laissé Mary au pied du phare. Elle y vit maintenant en compagnie de Gabry, sa fille adolescente, et malgré ses origines, elle est plutôt bien intégrée à la communauté. Que s'est-il passé pendant toutes ses années ? Qui est le père de Mary ? Voilà ce, qu'entre autre, on va découvrir dans Rivage mortel.

Mon avis

On retrouve bien dans ce second tome l'ambiance post-apocalyptique qui caractérisait le premier, une atmosphère dramatique qui exacerbe les sentiments des personnages. J'ai néanmoins été moins touchée par l'histoire de Gabry que par celle de sa mère. Ce volume est plus pesant, moins subtil, et Gabry n'a pas le charisme de Mary même si on finit par s'y attacher également. Elle s'appesantit trop longuement sur ses ressentis, ses doutes, l'action en pâtit et on s'ennuie un peu trop souvent.

Ca ne m'a pas vraiment empêchée d'apprécier ce livre qui a aussi beaucoup de qualités. La relation de Gabry et de Catcher est touchante. On en apprend aussi plus sur les Mudos, et ils deviennent à la lumière de ces révélations presque plus "humains". Comme dans le premier tome, le manichéisme est totalement absent de l'histoire, ce qui donne aux personnages et aux situations une vraie profondeur. Et puis Rivage mortel réserve quelques bonnes scènes bien gore qui m'ont fait frissonner de peur et de dégoût, ce qui ne m'était pas arrivé je crois dans le premier tome.

En somme, un bon moment de lecture. Je suis moins touchée que lorsque j'avais découvert La forêt des damnés, mais j'ai vraiment hâte de lire la suite.

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12 mai 2011

Le jeudi, c'est citation ! #19

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"Quand ils sont amoureux, les gens dégringolent à un Q.I. de 72 environ, c'est ma théorie. Assez élevé pour pouvoir aller tous seuls aux toilettes et ne pas se faire arrêter par la police dans la rue, mais trop bas pour qu'on puisse accorter une quelconque confiance dans leur jugement."

... dit Désirée (à propos d'elle-même) dans Le caveau de famille de Katarina Mazetti (mars 2011, éditions Gaïa). (Ce livre est la suite du Mec de la tombe d'à côté).

jeudi

Ces rendez-vous sont à l'initiative de Chiffonnette.

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La septième vague

51sS_bCdi_L__SL200La septième vague - Daniel Glattauer
Editions Grasset
2011, 352 pages
18 €

C'est la suite de Quand souffle le vent du nord...

Résumé éditeur

Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où l'on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ?

Mon avis

J'étais sceptique... La fin de Quand souffle le vent du nord m'avait semblée parfaite, même si elle m'avait serrée la gorge, et je n'avais pas envie de gâcher cette excellente impression. Mes doutes ont été balayés dès que j'ai eu le livre entre les mains. Aussitôt catalogué, aussitôt emprunté, et aussi commencé, aussitôt fini ! J'ai retrouvé Emmi et Leo comme si je ne les avais quittés. Exactement la même forme (des échanges de mails). On recommence quelques mois après le dernier mail de Leo. Toujours aussi drôle, émouvant, juste, beau, ah je craque, ces bouquins sont tout simplement merveilleux :) Je suis tombée amoureuse de ce couple je crois !

Daniel Glattauer réveille mon côté fleur bleue, et me réconcilie avec le roman d'amour. J'en ai mis plein dans ma LAL urgente :)

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08 mai 2011

L'enlèvement du Prince Armand

L_enlevement_du_Prince_Armand_largePrincesses mais pas trop, tome 1 : L'enlèvement du Prince Armand - Jim C. Hines
Editions Castelmore
2011, 377 pages
12,90 €

Lu et chroniqué pour les Chroniques de l'Imaginaire.

Résumé

Danièle a emménagé depuis peu dans le château de son prince. Sa vie est un conte de fées. Sa plus grande difficulté pour s'adapter à sa nouvelle existence consiste à ne pas parler trop familièrement à ses serviteurs, et à ne pas les aider dans leurs tâches quotidiennes. Pas évident quand on a passé la plus grande partie de sa vie comme esclave pour ses demi-soeurs et sa belle-mère. Vous l'avez deviné ? Danièle est Cendrillon, et débute dans la vie de château.

Et ses demi-soeurs, tiens, parlons-en. Voilà que Charlotte, la plus jolie - et la plus teigne - des deux, vient sonner à la porte de Danièle. Elle a des revendications à faire : le pied qu'elle a mutilé pour le faire entrer - en vain - dans la pantoufle de verre la fait souffrir ; sa mère vient de décéder suite aux blessures infligées par les colombes au mariage de Cendrillon. Alors Charlotte est très très énervée. Tellement énervée qu'elle a décidé de supprimer Danièle...

Mais que fait le prince, pendant que l'on s'attaque à sa belle ? Bonne question. A vrai dire, il est introuvable, et il semble qu'il ait été enlevé... Il va falloir à Danièle un sacré courage et beaucoup d'aide pour remettre la main sur son mari. Heureusement, Talia (la belle au bois dormant), et Blanche (Blanche-Neige) veillent au grain...

Mon avis

Les princesses se trouvent ici dans un joyeux foutoir, mélange de fantasy et d'humour, avec de nombreux emprunts aux contes classiques et à leur adaptation par Disney. J'adore les histoires inspirées des contes, mais je suis plus habituée aux adaptations sombres. Ici, c'est l'humour qui prime, et j'ai adoré ça ! Blanche-Neige, la Belle au bois dormant et Cendrillon ne s'en laissent pas conter, croque les hommes pour l'une, les déteste pour l'autre et n'hésite pas à voler à leur secours pour la troisième ! J'ai vraiment apprécié ces trois personnages surprenants. L'auteur glisse dans leur bouche des répliques qui m'ont fait mourir de rire.

L'intrigue ne casse pas vraiment des briques - même si elle réserve quelques surprises - mais peu importe. J'ai vraiment passé un excellent moment en compagnie des princesses et je suis convaincue qu'il en sera de même pour un grand nombre de lecteurs. Voilà un livre qui ne se prend par au sérieux et qui a pour seul but de distraire, quel que soit votre âge. En ce qui me concerne, pari absolument réussi, et j'ai hâte de lire la suite !

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26 avril 2011

Il y a...

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Il y a là la peinture,
Des oiseaux, l'envergure
Qui luttent contre le vent
Il y a là les bordures
Les distances, ton allure
Quand tu marches juste devant

Il y a là les fissures
Fermées, les serrures
Comme envolés, les cerfs-volants
Il y a là la littérature
Le manque d'élan
L'inertie, le mouvement

Parfois on regarde les choses
Telles qu'elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu'elles pourraient être
En se disant pourquoi pas

Il y a lalala
Si l'on prenait le temps
Si l'on prenait le temps
Il y a là la littérature
Le manque d'élan
L'inertie, le mouvement

Parfois on regarde les choses
Telles qu'elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu'elles pourraient être
En se disant pourquoi pas

Il y a là les mystères
Le silence sous la mer
Qui luttent contre le temps
Il y a là les bordures
Les distances, ton allure
Quand tu marches juste devant

Il y a là les murmures
Un soupir, l'aventure
Comme envolés, les cerfs-volants
Il y a là la littérature
Le manque d'élan
L'inertie, le mouvement

Parfois on regarde les choses
Telles qu'elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu'elles pourraient être
En se disant pourquoi pas

Parfois on regarde les choses
Telles qu'elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu'elles pourraient être
En se disant pourquoi pas

(Il y a - Vanessa Paradis
Paroles de Gaëtan Roussel)

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25 avril 2011

Enervements

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Corps à corps... Nos désirs brûlent, nos bouches s'offrent,
Mais nous ne voulons pas sentir toute la joie.

Seins contre seins à travers les étoffes,
Viens ! Gardons entre nous ces laines de soies.

Tes yeux fuient mon regard ; ta tête se dérobe ;
Nos mains rôdent le long des robes.

Respirons de tout près l'âme de ce baiser
Que nous ne voulons pas, ce soir, réaliser.

Sens-tu comme nos genoux tremblent
Ah ! ce désir des hanches amoureuses !

Ah ! Céder !... Défaillir ensemble !... Mourir !... Prendre !...
Cherchons nos doigts ; tâchons d'unir nos paumes creuses.

Des profondeurs en nous grandissent, inconnues :
Etreignons-nous au moins de toutes nos mains nues.

Ma bouche sent déjà la forme de ta bouche :
Mais nous reculerons avant qu'elles se touchent,

Pour que nos sens cabrés souffrent l'ardente joie
De s'être, en sanglotant, arrachés de leur proie.

Enervements - Lucie Delarue Mardrus

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22 avril 2011

Sélection d'avril 2011 pour le Prix des lecteurs du Livre de Poche

En avril, la sélection polar du prix des lecteurs du Livre de poche était nordique, et plus particulièrement suédoise ! J'ai lu Les ombres silencieuses de Mari Jungstedt et L'heure trouble de Johan Theorin.

51Me7GRNw8L__SL200Les ombres silencieuses - Mari Jungstedt
Editions du Livre de poche, Collection Policier
2011, 416 pages
6,95 €

Résumé éditeur

Un matin brumeux sur l'île de Gotland. Le corps massacré d'un photographe marginal a été retrouvé dans sa cave. Le commissaire Knutas, encore marqué par la série de crimes de l'année précédente, croit d'abord à une querelle d'ivrognes qui aurait mal tourné. Il ignore qu'il vient de lever le voile d'une ténébreuse affaire. Non loin de là, la jeune Fanny, livrée à elle-même, est la proie d'un homme mûr et respecté de tous. Dans le huis clos de l'île, Knutas se fraie un chemin entre les ombres silencieuses. Ses soupçons vont le conduire là où il n'aurait jamais cru trouver l'horreur : juste à côté de lui.

Mon avis

Mitigé. Malgré une intrigue qui se tient et un suspense intéressant, je me suis un peu ennuyée dans cette lecture. La faute au style, trop plat, et aux personnages, trop caricaturaux.

Chronique complète ici.

Je suis beaucoup plus enthousiaste en ce qui concerne L'heure trouble de Johan Theorin :

41vWOxT6khLEditions du Livre de poche, Collection Thriller
2011, 533 pages
7,50 €

Résumé éditeur

À l'heure trouble, entre chien et loup, un enfant disparaît sans laisser de trace dans les brouillards d'une petite île de la Baltique. Vingt ans plus tard, une de ses chaussures est mystérieusement adressée à son grand-père. Qui a intérêt à relancer l'affaire ? Et pourquoi toutes les pistes conduisent-elles à un criminel mort depuis longtemps ? Dans une oppressante atmosphère de huis clos, une histoire de deuil, d'oubli et de pardon, hantée par les ombres du passé.

Mon avis

J'ai beau avoir du mal à m'habituer à la lenteur des polars nordiques, celui-ci m'a fait passer un très bon moment de lecture. D'abord, le cadre choisi - l'île d'Öland - est magnifique et magnifiquement dépeint. Ensuite, l'intrigue qui mêle le passé au présent et croise les destins de différents personnages - Julia, qui a perdu son fils il y a 20 ans et Nils Kant, le mouton noir de l'île, soupçonné de plusieurs meurtres - est passionnante et vraiment bien menée. J'ai été prise complètement de court par le dénouement, ce qui est bien appréciable.

Mais par dessus tout, c'est l'ambiance qui m'a séduite dans ce roman, cette "heure trouble" (le crépuscule) où les frontières entre les mondes se brouillent, où tout devient possible. J'ai adoré cette idée, j'ai adoré ce titre, j'ai adoré ce livre !

Pour quel polar vais-je bien pouvoir voter en avril, hum ?

PLPP

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21 avril 2011

Le jeudi, c'est citation ! #18

"C'est quoi, d'ailleurs, l'amour.
[...]
C'est quand on pense à l'autre en souriant. Quand on a tellement envie de prononcer son nom qu'on est prêt à raconter n'importe quoi pour le dire, pour l'entendre."

Dans la nuit brune - Agnès Desarthe

 

Un rendez-vous à l'intiative de Chifonnette.

jeudi

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